Pour tous, résumé des derniers jours
On se pointe avec Mika au Collège de Vielmur pour “fêter” l’expo d’art postal, boire un coup, vendre des bulletins à sous, répondre à la presse, nous protéger des flashs qui nous éblouissent de tous côtés, bref, faire notre boulot de communication (pendant que Marie-Pierre bronze à Salé-Plage mais bref).
Découvrez donc ce qu’il s’est passé ensuite…
Dans les couloirs, personne.
Dehors, des parents d’élèves préparent un repas de fin d’année. Il fait 40° à l’ombre, l’apéro ne commence que dans une heure.
Que faire ? Visiter l’expo, bien sûr !
Horreur ! Deux mailarts gisent à terre, brisés !
Bandits, voyous, chenapans ! Des voleurs de perles qui n’ont pas hésité à détruire des oeuvres immémoriales et pas encore photographiées !
En sueur, consternées, on cherche en vain une personne à qui confier notre désarroi.
Enfin, quelqu’un ! Qui nous dit être désolé, mais la fête avait lieu cet après-midi et l’expo n’était pas gardée. Ce soir, c’est dommage, il ne se passe rien sauf la fête des parents et d’ailleurs il vaudrait mieux rembaler les mailarts fragiles car ça va circuler dans les couloirs, sans aucune garantie pour nos oeuvres…
Voilà donc Mika et Fréda en train de démonter l’expo. Il fait toujours 40° et pas un verre d’eau à l’horizon (pendant que Marie-Pierre bronze à Salé-Plage mais bref).
On démonte tout, l’oeil aux aguets pour surprendre d’éventuels voleurs de sacs à main, on range dans la voiture, on range dans le CDI ce qu’on ne peut pas embarquer, et on va enfin boire un coup anonymement parmi les parents d’élèves.
Dépitées, on se carapate vers l’Espéranza à Saint-Paul Cap de Joux, où quelques bières (pour Freda) et quelques pastis (pour Mika) nous permettent enfin de penser qu’on n’a pas perdu tout notre temps (pendant que Marie-Pierre bronze à Salé-Plage, héhé). Deux charmants messieurs nous confient leurs relations difficiles avec leurs femmes, on philosophe sur l’incapacité répandue des hommes à faire des surprises à leur compagne (secret d’une vie de couple épanouie que chaque femme connait mais que les hommes ignorent, alors les gars, prenez-en de la graine) le patron nous parle de ce fabuleux groupe Frigécrème qui a incendié la place quelques jours plus tôt, on s’aperçoit soudain qu’on n’a pas sur nous un seul euro vaillant, Mika déniche enfin un carnet de chèque pour nous éviter la plonge, on titube jusqu’à la sortie et on rentre à minuit à la maison.
Etonnant, non ?
Fréda
