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une thérapie dynamique, une Proposition de Médiation

Sylvie Groschatau & Marie-Pierre Vianelli
Intervention Rencontres Franco Italiennes d’Art-thérapie, Arles, 3 Juillet 2010
Projets Afrique du Sud, Zimbabwe, France 2000-2010

L’Afrique du Sud est un pays vibrant : force des habitants, grandeur des paysages, de l’histoire, pays de Gandhi et Mandela, de la résistance pensée et du pardon. Onze langues officielles, mélanges de couleurs et de races qui remontent jusqu’en Malaisie et dans toute l’Afrique Australe. Une multitude langues, couleurs et religions cohabitent et tentent de construire un futur sud-africain. Difficultés à communiquer, à trouver des terrains d’entente.

Besoin de guérir, de s’écouter et de se comprendre et nécessité pour moi de proposer des activités qui ne touchent ni au langage (puisque je ne les maitrise pas tous) ni à la religion. Aider à retrouver une dignité, explorer, créer des œuvres, des moments particuliers, Ouvrir l’espace potentiel.

Le premier projet que j’aborde, est à l’hôpital psychiatrique de Valkenberg, un terrain où l’identité, l’ego sont comme en sourdine.

Je réside entre la France et l’Afrique du Sud depuis 1998. Je me suis installée dans la partie désaffectée de l’hôpital psychiatrique du Cap de Bonne Espérance où j’ai ouvert, avec mon partenaire, des ateliers de création dans ce qui est devenu un eco-village urbain. Une rivière : the Black River sépare le Village (qui au temps de l’apartheid était le côté de l’hôpital psychiatrique réservé aux gens de couleur) de l’hôpital encore en fonction aujourd’hui.

Tous les lundi matin, je passe le pont qui sépare mon village de l’hôpital pour aller proposer des ateliers d’art thérapie à des groupes d’une vingtaine de patientes. Nous réalisons dans l’enceinte du centre de thérapie occupationnelle des pièces de terre émaillée qui formeront des mosaïques qui décorent les murs de l’hôpital.

La terre est une matière simple, nourricière, proche de l’enfance, vieille comme le monde. Je l’utilise comme transformateur d’énergie : calmante et malléable elle peut, avec un minimum d’entrainement devenir, conter, révéler.

Ateliers. Nous commençons par découper la terre à l’emporte pièce, puis, les usagères deviennent plus libres, plus confiantes. L’émaillage se fait en perles de verre qui permettent modelage et émaillage dans une même session.
Nous pouvons ainsi réaliser et achever une ou plusieurs œuvres en une séance.
Les pièces seront séchées puis cuites dans la semaine.
Les séances durent environ deux heures avec, en général deux à trois groupes différents et je reçois parfois jusqu’à 25 clientes dans une matinée (j’ai une assistante : ancienne patiente qui s’est passionnée et m’a demandé de participer aux ateliers).

Donner une notion de calme dans l’action :
La parole : si je parle pour conseiller, expliquer, mettre à l’aise, je n’encourage pas les conversations de type “mondaines” dans le déroulement de l’atelier. Je demande, j’offre un temps de concentration.
Nous rions parfois mais pas tout de suite : écouter découvrir façonner modeler imaginer. Il y a effet de groupe. Que je construis pour qu’il y ait cohérence, une abondance de signes, clairs, amicaux, rassurants, motivants. quelques paroles pour aider les mains à comprendre la matière, à réaliser de multiples imaginaires.

Développer chez ses patients, au cours des séances, “une vertu de clarté et une force de rêve” comme l’écrit Bachelard.

Nous créons des mains, des visages, des silhouettes qui passeront par divers stages de Transformation pour Devenir.

Les pièces forment un tout et contribuent d’années en années au développement des mosaïques murales : les lignes de mains, les arbres se construisent, se couvrent de fruits.

J’ai rencontré à Trieste dans les années 80, un lieu alternatif où architectes, artistes, plasticiens et quelques médecins tentaient de construire un lieu de vie, de création et de rencontres pour des personnes handicapées (mentales et moteur). Cet espace m’a beaucoup inspirée par les questions et les propositions architecturales, médicales, humaines et artistiques qu’elles faisait évoluer. Il y a au Cap les “out-patients” et des “halfway house” qui abritent et aident certains patients récemment sortis de l’hôpital à se réinsérer ou tout simplement à vivre.

Un personne Nguni dira qu’une personne est une personne à cause des autres “umuntu ngumuntu ngabantu” et que la voie de la guérison passe nécessairement par la réintégration de la personne dans une fonction vitale au seing de sa communauté, de son environnement.

Semer des graines positives chez le patient pour qu’il puisse se développer et s’inscrire de façon mieux déterminée dans un milieu, une société. Et peut-être faire de cet art qui se produit de la souffrance et parfois dans le rire, un pont qui relient des mondes.

A la suite d’une rencontre, il m’a été proposé d’organiser des ateliers d’art-thérapie hebdomadaires pour un enfant autiste de quatre ans.

Ceci a motivé mon inscription à Profac, l’organisateur de ces rencontres, dont l’enseignement éclairé continue de procurer, dans tous les domaines de mon d’action, idées, directives et inspiration.
Mon mémoire « processus créatifs en art-thérapie » paru en 2006 s’interroge et suit le développement de ces deux projets.

Parallèlement et toujours au Cap de Bonne Espérance, j’ai créé avec le concours du Centre Scalabrini Cape Town le projet Voyage Ensemble où 12 artistes : 6 Sud Africains et 6 artistes en exil : Congo, Zimbabwe, Mozambique s’associent pour interroger la xénophobie, galopante en Afrique du Sud et les thèmes de l’exil et de l’identité.

Nous avons développé en 2008 les premières Cartes du Corps ou Body Maps :

Technique de thérapie visuelle développée par les San ou Bushmen d’Afrique du Sud qui donne à l’image un pouvoir guérisseur et permet de retracer une histoire, une mémoire.

Présentées lors du festival international de Harare (HIFA 2008 Harare International Festival of the Arts) au Zimbabwe où des ateliers Cartes du Corps ont été proposés au public du musée durant toute la durée de l’exposition, ces œuvres ont fait partie de Femmes de Mars dans le Tarn en 2009 et initié le projet d’Art-thérapie Cartes du Corps avec les femmes de la Plateforme d’alphabétisation et le concours de la mairie de Graulhet en 2009-2010.

Mon objectif ici est de créer un outil de médiation sociale : Ouvrir des espaces de réflexion et d’échanges en abordant des thèmes communs au cours d’ateliers qui utilisent une technique de thérapie visuelle qui cherche à dépasser les barrières de langage ou d’appartenance.

On demande donc par l’image à se raconter, à remonter le temps, replacer, retracer des évènements, leur donner sens : c’est une méthode de travail très intuitive, basée sur le respect, la communication.
La première séance commence par une présentation du thème aux participantes ainsi que des exercices d’échanges et de motivation.
La Carte du Corps : grandeur nature, dessinée sur papier kraft ou carton recyclé: Choisir une pose.
Deux par deux, dessiner la carte de l’Autre -accepter de se voir dessinée.
Choisir des formes, des matériaux, des couleurs, raconter à l’intérieur des lignes de sa Carte du Corps. Comme un journal, un portrait écrit, qui raconte, décrypte un message.

J’ai proposé un travail sur l’ombre telle que la défini par Carl Jung : l’ombre représente tout ce qui dans un individu est inconscient, réprimé, sous-développé et rénié. Aspects inconscients ou réprimés du Soi, bon ou mauvais, mais aussi potentiel positif à développer.

Fictions d’ombres : L’ombre représente des désirs et des émotions incompatibles avec les standards sociaux et notre personnalité idéale, tout ce qui nous fait honte, tout ce que nous ne voulons pas connaitre de nous-mêmes. Il s’ensuit que plus une société est stricte plus grande sera l’ombre.

Les ateliers 2009 au Cap :

Ce projet a ensuite voyagé au Cap de Janvier à Mars 2010 avec des femmes réfugiées au Centre Scalabrini Cape Town. Certaines de ces œuvres, avec celles réalisées avec la Plateforme d’Alphabétisation ont constitué l’exposition Cartes du Corps pour Femmes de Mars 2010 à la médiathèque de Graulhet.

La continuité dans ces séries de travaux :

Les thèmes de l’exil et de l’identité.
Ainsi que la nécessité de toucher un public qui, justement n’est pas écouté, oublié, mis à l’écart. Dans ces cas, la gratuité est importante – que les projets soient financés par un organisme ou une institution – de façon à toucher un large public qui n’a normalement pas accès à l’art ou à la thérapie.

Dépasser les barrières de langage et d’appartenance

Une pratique dynamique :
Créer des occasions pour qu’il puisse y avoir des rencontres qui pourraient retisser des évènements (Maldiney) :
Ces projets sont spécifiquement des travaux de groupe où l’on réalise des pièces individuelles qui s’inscriront dans un tout. Exposer ces œuvres fait partie intégrante de la thérapie que je propose : que les pièces, les dessins, les peintures fassent histoire, retraçant ainsi un cheminement, un progrès, à analyser et puis laisser. Ces œuvres, où le Beau n’est pas le but, développent une esthétique qui leur est propre et résonne.

Intervention Marie Pierre Vianelli :
Projet poupée : Une thérapie aux racines Africaines.

A–Contexte dynamique
Animatrice de l’atelier d’expression médiatisé dans un institut médicosociale sur un F.A.M. (foyer accueille médicalisé qui accueille des adultes gravement handicapés, mentalement ou physiquement très dépendants

Objectifs généraux de l’animation en F.A.M :
projet d’établissement : Pédagogiques, sociaux et psychologiques
(Améliorer la vie quotidienne, éviter l’involution, l’institutionnalisation, conserver un rôle social)
Revalorisation de soi : par l’expression, la créativité, la renarcissisation du sujet, (Carl Roger), la socialisation.
Amener le je par la joie, le plaisir et les jeux (Winnicott)
Par la médiation du bricol’Art en référence à C. Lévis Strauss
B– Déroulement du projet poupée
Hypothèses et objectifs thérapeutiques
Mise en place d’un projet qui part des compétences et désir du sujet.
Un projet stimulant sa créativité, développant l’estime de soi, tout en lui permettant de jouer, de prendre du plaisir, de rompre sa routine et suffisamment intéressante à ses yeux,
Proposition : Une poupée de chiffon à réaliser au profit de l’UNICEF.
La poupée objet de médiation, avec un possible travail sur le schéma corporel,
Un doudou possible, le jeu, la marionnette… et surtout une grande créativité possible
La poupée figure miroir et archétype Jugin

Déroulement
Elle est passée de la production de canevas, à la production de poupées.
Une de mes question fut de me demander si de lui permettre de rester dans la production et la répétition était une donne chose.
Apres analyse est réflexion, je répondrai oui car cela a permis plusieurs effets thérapeutiques :
Cela lui a permis de développer un processus de résilience
De développer: sa créativité, l’Estime et la confiance en soi
De s’étoffer, de passer du remplissage 2D au volume
D’exprimer des émotions par des représentations et sybolisation
De se remplir par ses production
D’être reconnue (famille), comme sujet, le public, socialisation grâce à ses compétences.
La réparation  par le don (recyclage de la violence). Cela lui a permis d’offrir ses créations et d’aider ses compagnons.

La magie du hasard de ce métier d’art- thérapeute
La dynamique du groupe : Son implication et sa participation comme « petite main de l’atelier a suscité chez les autres participants et même plusieurs membre du personnel l’envie de créer leur poupée. Dans leurs cas les objet produis pouvais semblaient à première vu charger de projections importantes.
Un aller retour avec l’Afrique : Ayant vécu longtemps en Afrique l’idée de travailler autour de la poupée, m’a été inspiré par toute sa symbolique interculturelle.
La poupée devrait être un objet de médiation puissant.
Nombreuses de réflexions psychanalytiques autour de cet objet (Freud, Dolto, Lacan)
Le Psychomotricien de l’établissement a souhaité utiliser cet objet support de médiation sur un projet humanitaire en Afrique…
Quel magnifique aller retour !

Exposition collective
Devant la puissance de l’envie de faire une poupée et la « magie » de ces productions, l’idée d’une exposition collective c’est imposée.
Avec toutes les précautions d’usage , l’opportunité d’utiliser « l’exposition des œuvres » comme support de médiation de la reconnaissance tant par leur famille, les soignants que pour le citoyen l’anda. Il ma donc semblé une évidence de profiter de cette richesse pour construire ensemble une exposition collective.

Pour développer l’idée d’un Petit peuple« Tous identiques mais tous uniques » j’ai animé d’autre atelier à l’extérieur de l’institution avec des enfants et des artistes.
Il y a eu cinq expositions collectives, dont quatre hors institution avec toujours les usagers présentant leur travail

Cela eu un impact majeur dans l’institution où il régnait une joie de vivre, un thérapeutique bonheur.

Conclusion

Les art thérapeutes comme tuteurs de développement (Boris Cyrulnik) :

L’art thérapie a un pouvoir expressif lorsque deux phénomènes sont réunis : la relation et l’expression. Faire vibrer des émotions, des mémoires oubliées ou dures à avaler.

Ouvrir l’espace potentiel où le patient prend le risque de faire apparaître ce qu’il ne connait pas encore de ses ressources cachées en leur donnant un corps visible (M.Ledoux)

Winnicott dit “L’espace potentiel est un pont entre le thérapeute et le patient”.

Créer un environnement dans lequel le patient se sente à l’aise, un espace qui soit propice à une recherche, dans lequel le patient puisse s’intégrer et se laisser aller : laisser libre coure à son imagination tout en respectant certaines règles simples, parfois un un thème.

Trouver ses marques et créer un espace potentiel et tranquille où règne l’activité. Une activité cohérente et suivie. Développer par l’art les potentialités créatrices, un schéma personnel.

La formule de transformation à laquelle Lacan fait allusion.

Intuitif et organisé l’atelier d’art thérapie est un endroit propice et voluptueux où s’alignent les couleurs, les pastels, le papier la toile et aussi la terre, le bois, la lumière. L’écoute.
Toujours dans les ateliers que j’anime, il y a ces moments de joie, le rire éclate, très gai, décapant.
S’en dégagent une certaine légèreté, une fluidité, une entente.

L’art est un langage analogique. Ce processus analogique permet d’atteindre les zones profondes de la psyché, “comme si la pensée analogique s’enfonçait dans les profondeurs de l’invisible, de l’immatériel et de l’inconscient” Geoffroy Troll et Jean Rodriguez (L’art thérapie – manuel alphabétique)

Ces projets se déroulent avec des clients, principalement des femmes, qui vivent des situations affreuses et dures, que ce soient réfugiées, torturées, en but à la xénophobie, à la peur, à celles enfermées, à identité négligée et ce qui ressort pourtant de tous ces moments, de toutes ces œuvres ce sont des images qui claquent d’espoir et de joie, presque chamaniques.

Dans les cas que je viens de décrire, les pièces peuvent exister dans une œuvre collective : ne pas être classées mais participer à une histoire, un devenir. Anonymes et collectives, ces pièces sont un cheminement, deviennent et témoignent, changent parfois un regard, une perception.

Ces projets voyageurs s’engagent dans une thérapie dynamique, une Proposition de Médiation.

2 commentaires pour “une thérapie dynamique, une Proposition de Médiation”

  1. Traversées africaines dit :

    Bonjour,
    au hasard de cyber-pérégrinations, je trouve le texte de votre intervention d’Arles. J’espère que nous aurons d’autres occasions de rencontres. Et si notre action peut vous être utile… ce sera volontiers : pour la promotion des cultures africaines en Tarn, Midi-Pyrénées et Sud-France. Nous sommes en pleine préparation du festival, tout le Tarn, tout novembre. Bien à vous

  2. djoua mohamed dit :

    Objet : Amélioration Des Recherches Sur La Peinture Thérapeutique
    Actuellement J ‘ Entame Des Recherches Sur La Peinture Thérapeutique

    Artiste Plasticien Algérien D’une Expérience De Vin Taine D’année Dans Le Domaine Des Arts Plastique Diplôme De L’école Des Beaux Art

    Recherche Des Documentations Et Orientation Sur La Peinture Thérapeutique Dans Je M’intéresse A Vos Travaux Je Vous Serais Très Reconnaissant Si Vous Pourriez M’envoyer Des Documentations Sur Le Sujet

    Dans L’attente D’une Suite Favorable Veuillez Agréer Monsieur Mes Salutation Mutuelle

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