Des passereaux dans la ville

Projet participatif de fresques street-art à Graulhet

Ce projet de fresque a lieu pour la 2e année, cette année dans le quartier d’En Gach avec Nathalie Thibaudeau, en 2021 au centre ville de Graulhet, place Mercadial avec l’artiste Célub.

Notre propos n’est pas de proposer à un ou une artiste d’amener son univers seulement , de réaliser une fresque sur des murs, il consiste aussi à proposer aux habitants et habitantes, petits et grands, de participer à sa réalisation, de prendre le temps de peindre, de découvrir comment une œuvre se construit, et d’en devenir aussi un peu l’auteur ou l’autrice, d’embellir et vivifier son quartier ou sa ville…

 Une fresque participative nécessite bien des étapes :

  • Montage projet, Demandes de fonds, Recherche de l’artiste, Création d’images qui puissent être réalisées avec tous et toutes,
  • Recherche de murs dans le quartier d’En Gach, Visites sur site et conventionnement avec Tarn-Habitat

La réalisation de 4 fresques sur 3 murs choisis par Tarn-Habitat en fonction du terrain a eu lieu sur 5 demi-journées du 27 au 31 août avec 83 participant.e.s direct.e.s / 50 indirect.e.s soit :

37 enfants (5 à 12 ans) – 9 jeunes (12 à 18 ans) – 36 adultes (+ de18 ans, dont les personnes en chantier d’insertion du foyer Léo-Lagrange) – 1 sénior (+ de 60 ans). Mais il y avait aussi des passants et aides : 50 adultes et séniors environ pour tenir les escabeaux, nous offrir des boissons fraîches (merci, merci !), et nous nourrir d’encouragements…

Le projet en lui-même a nécessité 80h de coordination, 70h de montage, administration et communication, puis environ 50h de réalisation par l’artiste, 25h avec une assistante, et 45h de participation bénévole (2 jeunes et 8 adultes)

Nous remercions infiniment :

Toutes les participant.e.s  du quartier et d’ailleurs sans lesquelles les fresques n’auraient ni cette forme, ni ce rendu, et qui ont tenu le coup malgré les hautes températures.
Tarn-Habitat, notamment Véronique Delcayre, directrice, malheureusement empêchée de venir et qui le regrette bien, et Khadija Chikoulla, gardienne des logements Tarn-Habitat et du local de stockage bien pratique.
La Marie de Graulhet qui soutient nos projets et met à notre disposition un local de fonctionnement toute l’année.

Et tous les soutiens financiers précieux :
La DRAC Occitanie (Eté culturel), LE CGET ou ANCT (cohésion des territoires), la Région Occitanie, le Département du Tarn (Culture, Enfances), L’Agglo Gaillac-Graulhet (Politique de la Ville), la Saif (Société des Auteurs de l’Image fixe)

Et bien sûr l’artiste Nathalie Thibaudeau.

Le projet initial

Thématiques
Approche de la faune, sensibilisation aux oiseaux, aux passereaux, poésie urbaine, graphisme.
Objectifs du projet
Créer une œuvre avec la participation des habitant.e.s du quartier d’En Gach (Graulhet), favoriser la mixité sociale, la  collaboration citoyenne, la valorisation du lien des habitants à leur quartier.
Contenu
1 artiste peint 4 oiseaux, des passereaux – mésange charbonnière, moineau friquet, rouge-gorge familier, chardonneret élégant, pinson -, sur les murs du quartier (avec l’aimable autorisation de Tarn-Habitat).
Chaque oiseau mesure 2m x 2m, beaucoup plus grand que nature, et crée un effet de réalité augmentée, une surprise au coin de la rue et sur le chemin quotidien, dessiné avec finesse et beaucoup de détails.
Le nom scientifique de l’oiseau sera indiqué dessous en toutes lettres.
L’artiste exécutera les formes d’oiseaux avec réalisme, invitant les habitant.e.s à rendre la peinture onirique avec de  multiples motifs. Proposition sera faite aux enfants et familles de ramener un bout de tissu, de robe, de nappe, de bijou ou de dentelle de la maison dont le graphisme sera repris en fond ou sur l’oiseau.
La participation est libre. Chaque oiseau sera le produit de la collaboration entre habitant.e.s avec les conseils et la validation de l’artiste.

L’artiste
L’artiste pressentie est Nathalie Thibaudeau, peintre, dont le travail s’articule autour de questions environnementales. La thématique des oiseaux est récurrente dans son évolution artistique. Son site internet

Déroulement
Montage de projet, Repérage : 1er trimestre 2022
Demandes autorisations pour les murs : 2e trimestre.
Réalisation du 26 au 31 août, semaine précédant la rentrée scolaire afin de toucher largement le jeune public.

Lieux de réalisation
1 et 2 rue Gabriel Faure et 12, passage Déodat de Severac

Acteurs/trices du projet
Fréda Garlaschi : Administration et Communication
Nati Thibaudeau : Coordination et réalisation
Les habitant.e.s du quartier et de la ville
Partenaires terrain 
Tarn-Habitat, Service Urbanisme de la Mairie de Graulhet.
Financement
CGET, DRAC été culturel, Région Occitanie, Département du Tarn (culture & SIP), Gaillac-Graulhet Agglo, SAIF.

CréaLab 3.0

CréaLab 3.0 : deux artistes en résidence au FabLab'

Pour la 3e année consécutive, le FabLab de Graulhet (installé à la MJC) accueille 2 artistes en résidence de recherche, sélectionnées par un comité d’experts à partir d’un appel à projet.

Cécile Pitois et Romain Bobichon, tous deux tarnais, ont été sélectionnés pour le rapport qu’ils souhaitent développer avec les machines et le public du FabLab.

Cécile Pitois

Romain Bobichon

Etude- Cécile Pitois
Folios sur folios, 2021 Huile sur toile 195x130cm

Née en 1968, titulaire du diplôme national supérieur d’Expression Plastique (D.N.S.E.P, École Supérieure Beaux-Arts du Mans, 1992), Cécile Pitois est sculptrice.
Depuis une vingtaine d’année, elle est engagée dans un travail sur la question de l’art dans l’espace public. Elle aspire actuellement à reprendre ses recherches en sculpture sur l’impermanence et la présence de la lumière, le temps et l’espace.

Il lui tient à cœur de développer et finaliser son projet initié en 2019, Where is the North Pole Gone ?, est un projet de recherche autour de la pensée de Krishnamurti, philosophe d’origine indienne. Krishnamurti a développé une thèse reposant principalement sur l’idée qu’une transformation de l’humain ne peut se faire qu’en se libérant de toute autorité.

« Je suis un iceberg qui flotte sur l’océan de la vie. J’ai une partie émergée et une autre immergée. Plus ma partie immergée est importante, plus ma facilité à me déplacer sur l’océan est lourde, difficile, longue, voyez vous l’image ? Les conflits remplissent cette partie “sous l’eau”, celle qui pèse, qui nous empêche d’être libre de mouvement pour aller flotter à droite ou à gauche au gré des courants sur l’océan qu’est la vie. Imaginez cet iceberg avec une partie sous l’eau beaucoup moins volumineuse, ne voyez vous pas comme il lui est alors plus facile de naviguer ? Le conflit peut être interprété comme l’interaction entre deux pôles opposés créant une force produisant un effet éventuellement visuel ou du moins qui peut être détecté par nos sens… ». Krishnamurti, Se libérer du connu.

Cette métaphore de l’iceberg inspire la recherche de Cécile Pitois avec une série de sculptures et une série de collages et de sérigraphies, autour des formes infinies des icebergs et de la nature. Elle a la possibilité de collaborer avec Ian Willis, chercheur au Scoot Polar Institute à Cambridge, où une équipe travaille sur la modélisation en 3D des icebergs.

A partir de formes existantes réalisées en dessin, en collage et en sérigraphie, elle étudiera en résidence :
– la possibilité de transposer ces formes en utilisant la fraiseuse numérique, la découpe laser et la brodeuse numérique pour des expérimentations sur d’autres supports possibles.
– la réalisation tout à la fois des essais de petites tailles mais aussi en grand format.
– L’utilisation du scanner 3D et de l’imprimante 3D pour les expérimenter tout au long de l’année.

Formé à l’Université du Québec à Montréal, puis à l’Universitad de Arta si Design (atelier de peinture) de Cluj (Roumanie), Romain Bobichon vient en France en 2013 et enchaîne exposions collectives et individuelles de peinture.

Il souhaite examiner sa pratique de la peinture transposée dans le Fablab, sous deux formes :
– Quelle est la place de la trace en peinture ?
– Comment créer un espace pictural en 3D ?

Le contexte de la résidence lui permettra de tester des nouvelles manières de travailler et de questionner sa pratique à travers la relation de la peinture et du numérique. En tant que peintre, comment travailler dans un Fablab ?

La place du geste est centrale dans son travail : l’application des couleurs, la fabrication de supports, la construction d’un espace. Il travaillera plus précisément à partir de plusieurs gestes qui circuleront d’un support à un autre.

Il créera un ensemble de nouveaux dessins et de textes pour les imprimer sous plusieurs formes (stickers, vêtements, objets du quotidien, découpes laser).

Comment les gestes de peinture se transforment dans un Fablab ? Le passage de la peinture d’atelier au numérique l’intéresse particulièrement dans un rapport ludique lié aux processus de fabrication. Les ressources fournies par les machines impliquent la notion d’erreur, nécessaire à toute création artistique.

Une partie de son travail consiste à faire des installations de peinture que l’on peut traverser, vivre, toucher. La sensorialité et la perception sont deux approches intrinsèques à sa pratique de la peinture. Quelle place pour l’imaginaire ? Et quelles différences entre un espace réel et un espace inventé ?

Grâce aux possibilités qu’apportent la réalité virtuelle, il travaillera sur un espace imaginaire qui se déroulera à l’intérieur d’une peinture.

MEDIATION

les vendredis 1er et 8 juillet 2022
Si vous êtes intéressé.e.s pour venir individuellement ou en groupe, contactez Volubilo

Cécile Pitois aime partager ses recherches et ce projet en cours, ce qui lui permettra de présenter des œuvres déjà réalisées, ses projets et ses questionnements sur des suites possibles.

Elle proposera des lectures de textes de Krishnamurti qui questionne la notion de liberté en nous, chère à tous en cette période de transition post-pandémie.

les vendredis 1er et 8 juillet 2022
Si vous êtes intéressé.e.s pour venir individuellement ou en groupe, contactez Volubilo

Romain Bobichon proposera des ateliers d’écritures et de collages autour de la question «Quelle langue parle t-on à Graulhet ?» dans le but d’éditer des t-shirts.

Comment on parle à partir de ses origines, de son accent, des expressions que l’on utilise ? Est-ce qu’il y a des spécificités propres aux Graulhetois•es ? Est-ce qu’il y a des transmissions entre les générations ?
Il s’agira de penser l’origine et la construction des expressions utilisées, de réfléchir à la place de la parole et des signes écrits (publicités, enseignes) dans l’espace public. Qui prend la parole ? Qui diffuse des messages ?
De se concentrer sur notre rapports à l’intimité (vêtement) et sur les choix formels (couleur, police d’écriture), à partir des champs de références personnelles des participant•es.

Les ateliers se feront en trois temps :
– Présentation de sa recherche en cours.
– Recherche collective et individuelle sur des expressions puis choix d’une forme sur laquelle décliner le résultat de la recherche.
– Fabrication des œuvres (que les participant•es  pourront emporter).

Restitution / Exposition

Le Jardin des Vents

En octobre 2021, pendant 2 semaines, les enfants des 9 classes de l’école élémentaire de Crins, à Graulhet, ont participé à la construction du Jardin des Vents, sur une proposition de Mika Lopez – artiste intervenante : moulins à vent, manches à air, attrape-vent ont été confectionnés avec enseignants et parents ravis de créer avec leurs enfants. Et toute la cour peut maintenant se laisser aller aux souffles du vent d’Autan…
Photos Mika Lopez, Julie Lapeyre, Jennifer Cano et David Pradier

La Spirale de l’Art

L’Amicale Laïque de Graulhet a confié à Volubilo le soin de sensibiliser les jeunes enfants à l’Histoire de l’Art, aux arts plastiques, au sein d’une œuvre collective. Voilà ci-dessous comment Valérie Tonnellier, artiste intervenante, à initié la Spirale de l’Art, avec 150 enfants des centres de loisirs graulhétois rassemblés, pendant une après-midi très créative.
Photos de Valérie Tonnellier.

La Fresque de la Place

Projet
Au départ, il y a l’écoute de paroles des habitants : « les murs sont laids », « les murs sont tristes », « on a besoin de beauté ». Puis il y a l’idée d’un projet pour participer à l’amélioration du cadre de vie, en réalisant une œuvre participative dans l’espace public et des demandes d’aides pour le réaliser. Ensuite, le partenariat avec le GPDAC de l’Université Champollion d’Albi pour qu’une étudiante suive ce projet en continu dans le cadre de sa formation.
Enquête auprès des habitants pour connaître le type d’œuvre qui satisferait leur demande et le lieu propice dans le centre ville. Dépouillement de l’enquête. Recherche de l’artiste à même de proposer une œuvre en faisant participer habitants et passants. Autorisations du propriétaire du mur et de la Ville de Graulhet. Mise en œuvre fin août 2021.
La coordination artistique est assurée par Mika Lopez, avec le suivi de Mathilde Jaque (stagiaire GPSAC). Fréda Garlaschi pour l’administration et la communication.

L’œuvre est confiée à Celhub, artiste de Saint-Sulpice-La-Pointe (81).

Réalisation
Du vendredi 27 août au mercredi 1er septembre 2021, Celhub a accueilli habitants et passants dans son univers coloré, fait de formes rondes, de détails fleuris et de personnages rêveurs. 
Une quarantaine de participants âgés entre 4 et 75 ans s’est prêtée au jeu avec beaucoup d’enthousiasme, couvrant le mur de fleurs et feuilles colorées, de personnages étranges et de jolis mots. 
Nous avons eu plaisir à assister les habitants dans leur création, à écouter les exclamations admiratives des passants et à voir les sourires satisfaits sur le visage des artistes en herbe. 
En cette fin d’été, il semble que cette création soit tombée à point nommé pour faire oublier le retour imminent à l’école et profiter jusqu’au bout des vacances !

Contributions
Nous tenons à remercier chaleureusement Céline Hubert alias Celhub qui a accompagné avec pédagogie, gentillesse et disponibilité les gestes des participants. Son investissement pour cette réalisation a permis de faire vivre une expérience inédite aux personnes présentes.
Un grand merci également aux habitants venus prêter main-forte : leur bonne humeur et leur créativité ont rythmé ce moment de partage extraordinaire.
Gaelle, Nélia, Mélouane et leur maman, Alice, Laïna, Dodo, Farid, Marianne, Patricia, Stéphanie, Daisy, Maëlys, Noé, Kaïna, Kélia, Lorenzo, Dams, Cerise, Athéna, Thiphaine, Mathis, Selevan, Freda, Lucie et Mika, et tous ceux et celles dont nous ne connaissons pas le prénom, votre passage est désormais inscrit pour longtemps sur ce mur !
Merci à Johnny, propriétaire du magasin Fleur d’Oranger, pour la mise à disposition de son mur et sa confiance. Johnny, Coralie, Anne-Marie et Amado nous ont offert des conditions de travail idéales !

Nous remercions la Ville de Graulhet d’avoir facilité les démarches préparatoires à ce projet, et tous nos partenaires financiers : DRAC et Région Occitanie, FDVA, CGET SAIF, Département du Tarn sans lesquels ce projet n’aurait pas vu le jour.
Une réalisation qui restera le témoin de 6 jours de créativité et de partage.

 

Photos : FG, MathildeJaque, MikaLopez, Celhub, RodrigueVrielynck

Rivières et poissons à l’Ecole Ouverte

Les 7 et 9 juillet 2021, les artistes intervenantes Camille Messager et Isabelle Guérin ont convié les enfants de l’Ecole Ouverte de Graulhet à observer, dessiner et peindre les bords sur Dadou et les poissons qui y vivent. Ces ateliers ont favorisé l’observation des mouvements de l’eau, des végétaux qui l’accompagnent en surface, en profondeur, aux abords.  A traduire le visuel en gestes. A utiliser les différents pinceaux et brosses pour leurs effets spécifiques. A découvrir la peinture aquarellée. A choisir un poisson, le dessiner en appréhendant son mode de vie, sa manière de se mouvoir et à le placer sur le bon endroit de la rivière…

Photo Isabelle Guérin
Photo Volubilo
Photo Camille Messager
Photo Isabelle Guérin
Photo Isabelle Guérin
Photo Isabelle Guérin
Photo Isabelle Guérin
Photo Isabelle Guérin

Débal’Art

Le Débal’art vient clôturer le Salon annuel Art Graulhet.
Fruit d’un partenariat entre les associations L’éveil artistique et Volubilo, c’est un petit marché de l’Art visuel (peinture, sculpture, etampes, collages…) à des prix abordables, pour qu’on réalise que l’Art peut appartenir à tout le monde. A cette occasion, les rues du centre-ville deviennent piétonnes pour accueillir une soixantaine d’artistes professionnel.le.s ou non.  Selon les années, coin-lecture avec la Médiathèque, bar mobile, produits locaux, musique, ateliers créatifs tout public… font de cette journée une découverte de l’art vivant dans le Tarn.

Une manifestation soutenue par la Ville de Graulhet, le Département du Tarn, la SAIF

Débal'art 2021

La manifestation Art Graulhet a pris naissance en 2017. A l’origine, il y a une ville, des artistes et une association artistique locale prête à s’investir bénévolement. Chaque année, une centaine d’artistes plasticiens exposent leurs œuvres et ont pu rencontrer plusieurs milliers de visiteurs. 

Site Art Graulhet


Samedi 17 juillet 2021
de 16h à 22h
Dans les rues du centre ville
clôture du Salon Art Graulhet

Cette année, la rue Jean-Jaurès, la place Jean-Moulin et une partie de la rue Verdaussou deviennent piétonnes pour accueillir une soixantaine d’artistes. 
Bar sur place, produits locaux, musique avec le groupe Sous les Nuages à 20h place Jean-Moulin.
Merci de respecter les règles sanitaires en vigueur.

En partenariat avec L’Eveil Artistique, avec la complicité de l’ArtOnef et la Ma’Fado.

Inscription pour les artistes jusqu’au 30 juin 2021 minuit.
Téléchargez : Inscription DebalArt2021

Un duo acoustique albigeois, pour des compos originales chanson française / folk / rock. Julien, chanteur-guitariste-auteur-compositeur, et Fred, bassiste. 

Retrouvez-les  au Débal’Art, samedi 17 juillet à 20h place Jean-Moulin  pour un concert chaudement musical !

Sous Les Nuages | Facebook

CréaLab 2.0

CréaLab 2.0 : deux artistes en résidence au FabLab'

Pour la 2e année consécutive, le FabLab de Graulhet (installé à la MJC) accueille 2 artistes en résidence de recherche, sélectionnées par un comité d’experts à partir d’un appel à projet.

Lise Bardou et DDigt, tous deux tarnais, ont été sélectionnés pour leur adéquation avec le territoire et le rapport qu’ils souhaitent développer avec les machines et le public du FabLab.

Lise Bardou

DDigt

Photo LiseBardou-« Não sou nenhum espião » « Je ne suis pas un espion », Lisbonne 2018
Photo DDigt-Responsabilité Limitée, Maison Salvan 2018

Lise Bardou est née en 1992 dans le Tarn en France.

Elle est diplômée du DNSEP à l’EBABX (École d‘enseignement supérieure d’art de Bordeaux) en 2016 et vit et travaille aujourd’hui entre Viterbe (Tarn) et Lisbonne.
En parallèle à sa pratique artistique, elle a organisé à deux reprises le cycle d’installations multimédia Ecos à Zaratan Arte-Contemporanêa et elle est à l’initiative du projet Hors-lits Lisboa, actes artistiques en appartements qui a lieu deux fois par an à Lisbonne.
Son œuvre Triângulo Vermelho a été présentée dans le cadre du festival Rencontre Traverse Vidéoancien réservoir de Guilheméry, Toulouse, mars 2020 –, ainsi qu’à l’exposition Frontière(s)Maison des Métiers du Cuir, Graulhet, octobre 2020.
Elle travaille actuellement en collaboration avec la compagnie Tras, invitée à réaliser la scénographie de la pièce Fondre de Guillaume Poix, mise en scène par Mathilde Bardou, et sur le projet Balise mêlant théâtre et art contemporain.

2 projets sont proposés, 1 sera privilégié.

BALISES

Le projet Balises pose un regard sur le paysage des berges transformé de manière cyclique par les crues et sécheresses annuelles.
Je m’intéresse à la manière dont l’eau des rivières parfois trouble, parfois claire, verte, grise, bleue, marron ou rouge orangée reçoit la lumière et crée ainsi des nouvelles formes à partir d’éléments qu’elle emporte avec elle et dépose des kilomètres plus loin sur ses berges ou dans son fond. Des formes dessinées par des troncs flottants, branches suspendues, arbres penchés ou rochers polis modifiant continuellement le paysage en y créant de nouveaux signes, de nouvelles formes et laissant place à un imaginaire de lignes : créatures, squelettes abstraits qui peupleraient le fond de nos rivières.

Ce projet a été initié lors d’un séjour d’une semaine à la résidence Antonin-Artaud (Gaillac, février 2021), en collaboration avec la compagnie Tras, au cours de laquelle nous avons décidé de travailler sur les chemins qui longent les berges et d’en baliser la ligne d’étapes et de motifs aussi bien sous forme de récits que d’installations artistiques.

La résidence CreaLab 2.0 s’inscrit donc dans une continuité : j’aimerais compléter cette collection de signes, de formes, de lignes, de motifs le long des berges du Dadou afin d’en créer un assemblage qui pourrait par la suite composer ce nouveau paysage /v cartographie / squelette / créature, sous forme d’un ou de plusieurs pochoir(s) et dans le but de créer une projection de lumière à grande échelle.

 

ALTA

Alta est un projet en cours de création à la résidence RIGA à Saint-Pierre-de-Trivisy dans le Tarn. J’y explore la carte des vents, plus précisément la provenance du vent d’Autan, sa place dans le récit populaire occitan et son influence sur l’agriculture et l’élevage de bêtes.
Les images qui surgissent de ces recherches évoquent l’estampe japonaise.
J’envisage donc de réaliser des gravures sur bois, manuelles dans un premier temps qui, dès que l’occasion se présentera, pourrait utiliser la gravure laser.

La résidence au FabLab me permettra de poursuivre ma recherche et d’essayer différent(e)s techniques et supports allant de la gravure laser sur bois ou plexiglass à la brodeuse numérique.

Ingénieur de formation, DDigt s’est d’abord tourné vers la musique avant d’exposer ses premières peintures en 1994.

Explorateur sonore, scénographe et formateur, sa dernière exposition, Responsabilité Limitée, est une entreprise d’exposition de peinture qui envisage le lieu où elle intervient comme un médium à part entière. Ainsi, à la Maison Salvan (Labège, 2018), un système offrait des combinaisons distinctes dans les cinq salles : il comprenait une couleur précise, des choix de blancs mats et brillants, un lettrage, un récit très assuré qui resituait la Maison Salvan comme une ferme devenue le réceptacle de l’Histoire du territoire.
Ce système d’ambiguïtés, c’était par exemple cette couleur, peinte, qui renvoyait à la question du ready-made dans l’art mais aussi à « l’endroit » le plus éphémère, jetable et trivial du quotidien en raison de sa couleur jaune « Post-it ».
La proposition de l’artiste consistait à pousser le lieu d’art dans ses retranchements, à la limite de ce qui serait ou ne serait pas.

 

Le concept d’expérimentation touche au cœur des questions fondamentales de l’artiste.
En effet, si anthropologiquement l’expérimentation répond à la possibilité d’apprendre par la découverte – pensons par exemple à la célébrissime séquence d’ouverture de 2001 l’Odyssée de l’Espace où le singe découvre par le plus grand des hasards l’efficacité de l’os comme arme/massue –, il reste néanmoins la question du but : apprendre en découvrant, certes, mais parce que l’on cherche à remplir une fonction, technique le plus souvent.

Or, quelle fonction l’artiste cherche-t-il à remplir ? Voilà la question de base renvoyée par le concept.

Dans la pratique, cette triangulation entre l’expérimentation, l’apprentissage et le but se construit pour l’artiste, elle-même empiriquement, avec des avancées et des reculs, des intuitions et des connaissances, de la curiosité et du ressassement.

Pour ma part, elle se joue principalement à quatre niveaux :

  • sur ma formation d’ingénieur qui privilégie le concept de “modèle” – qui passe d’abord par une mentalisation du réel qui la plupart du temps éloigne de la représentation au profit d’une symbolisation (schéma, équations, courbes etc.);
  • sur ma fréquentation de l’histoire de l’art qui m’apporte le cadre privilégié de références dans lequel faire évoluer mes recherches;
  • ensuite sur la pratique d’un art sériel qui déroule des travaux sur de très longues périodes (pouvant aller jusqu’à plusieurs décennies) et me permet une flexibilité entre les approches;
  • enfin sur le fil qui relie art et ontologie, et m’amène essentiellement à mettre en scène ma propre compréhension du monde qui m’entoure et son histoire.

Dans mes recherches artistiques, l’expérimentation s’effectue  à trois niveaux récurrents, outre quelques autres plus ponctuels :
– la peinture
– les machines
– les centres d’art sur lesquels je mène un travail d’enquêtes plastiques.

RECHERCHE SUR LES MACHINES

Lors d’une première phase (de 1995 à 2005), j’ai développé un ensemble de machines visuelles dont le principe fut d’abord d’offrir une réalité différente suivant le point de vue du spectateur, puis suivant des phénomènes physiques auto-évolutifs dans le temps.

Ensuite sont apparues les machines sonores sur lesquelles je travaille encore aujourd’hui et destinées à produire une musique qui se déploierait d’elle-même indéfiniment. C’est dans ce corpus d’œuvres que je puiserai celle que je partagerai avec le public, dans une présentation qui alliera une version nécessairement nouvelle (car ces machines ne sont pas reproductibles) et un historique de ce travail sur 20 ans (avec quelques-unes de ses activations – au Frigo, Albi, 2015, au Lieu-Commun, Toulouse, 2018, au GMEA, Albi, 2018, dans mon atelier en 2019).

 

Lors de cette résidence, l’objectif est de faire participer le public à un détournement des machines :
– soit de leur fonctionnement, avec des machines qui s’étouffent, s’enrayent, tombent en panne (tout cela sous le contrôle de l’ingénieur que je suis !),
– soit de leur production, avec une fabrication de « chutes », objets ratés, obsolètes en série.

Le tout à travers des protocoles de production conçus par nous-mêmes et menant à des erreurs, ou à travers un détournement de protocoles existants.

 

Je consacrerai un premier temps de ma résidence à étudier le fonctionnement mécanique et numérique des machines disponibles (imprimante 3D, fraiseuse, brodeuse, découpe laser) en mobilisant tous les outils théoriques dont je dispose en tant qu’ingénieur.
Grâce à cette étude, je serai alors en mesure dans un second temps de concevoir en toute sécurité des protocoles de détournement des machines.

MEDIATION

(au cours des 15 jours de résidence, date à préciser)

La journée sera organisée autour des notions de paysage et de cartographie, et nous aborderons les questions suivantes :

Comment nous approprions-nous le paysage ? 
Comment entretenir/retrouver un rapport plus intime avec le paysage ?

Matinée : création d’une carte verbale, mentale et sensible autour du lac de Nabeillou : 
– récolter des signes, inventer des noms et des repères, des lieux de rendez-vous secret par exemple, dessiner sa propre carte à la main, exploration de l’esquisse et du croquis.
– mise en commun, création d’une carte commune.

Après-midi : réalisation de cette même carte (esquisse) en gravure, broderie ou autre médium mis à disposition par le FabLab.

(au cours des 15 jours de résidence, date à préciser)

Elle prendra la forme d’un workshop puisque c’est avec le public de Fabmakers que je compte choisir vers quels types de détournement nous orienterons le travail de production des machines.
Par exemple : lancer une recherche collective de protocoles standards existant dans l’emploi de chacune de ces machines. Je sélectionnerai les plus pertinentes et les plus accessibles pour esquisser les protocoles correspondants à renforcer avec les participants.

La restitution consistera alors tout naturellement à activer en direct les protocoles de production de chutes que nous aurons élaborés ensemble. 

Restitution / Exposition

Adhérer, c’est s’associer !

Si ça colle entre nous, pensez à adhérer car une association est un bien commun !

Vendredi 12 juin 2021 a eu lieu notre Assemblée générale, suivie par bien des adhérents et un peu modifiée par les précautions anti-covid : 
– vote des adhérents par mail ou framadate;
– au Mérou Palace pour obéir aux consignes sanitaires;
– réunion avec le CA pour valider les comptes, faire les bilans et parler de l’été 2021…

Téléchargez le compte-rendu de l’AG, en mots et en images : AG07052021

Réflexions partagées sur un monde associatif en danger

La raison d’être d’une association réside dans les activités qu’elle propose à son ou ses publics. Son âme réside dans la relation humaine et l’action collective. Pour qu’elle vive, pour qu’elle perdure et qu’elle envisage sereinement l’avenir, elle a besoin de soutiens multiples : financiers, moraux, actifs.
Force est de constater que la situation sanitaire actuelle nous éloigne les uns des autres et provoque une certaine désaffection pour le collectif. Pourtant, la participation du public aux activités ou événements que nous proposons est toujours vive et remplie d’intérêt et de bienveillance.
Nous tous, acteurs de la ville et de son dynamisme, avons plus que jamais besoin de vous savoir présents, enthousiastes, solidaires ! Que ce soit pour prendre place au sein du Bureau, adhérer ou bien pour proposer quelques heures de votre temps pour aider aux multiples tâches que supposent nos actions…
Nos événements existent pour vous et avec vous, et leur accessibilité voire leur gratuité passe aussi par votre implication. Aujourd’hui plus que jamais, le monde associatif, principal acteur de la vitalité des territoires et de la relation directe avec les habitants que vous êtes, a besoin de vous !

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